Boui, j'assume le titre...aujourd'hui j'ai decidé de faire un post sur ces illustratrices marquantes de mon enfance et d'une partie de mon adolescence, où je n'avais pas encore internet, et
ou donc, mon seul contact avec le monde réel (= parisien) se faisait via les magazines.
J'ai toujours été une grande amatrice de Presse, surtout celle que les gens sérieux considèrent comme "superficielle", et mine de rien cette consommation effrénée de mensuels, pour la plus
grande part
féminins, aura participé à enrichir ma mythologie personnelle et à patienter le temps de grandir.
(je remercie à ce propos le mystérieux auteur de la rubrique
Claire la Sorcière -dans Minnie Magazine, désormais rebaptisé W.I.T.C.H.- sans laquelle je n'aurais peut etre jamais
commencer à dessiner)
A l'époque aussi, je ne connaissais pas l'art de l'illustration et je pensais que c'était les journalistes eux-mêmes qui devaient faire les dessins et les photos pour leurs articles.
Naïve petite fille que j'étais...je croyais que le métier de graphiste consistait à fabriquer des crayons gris (à mines "graphites", c'est pourquoi, hein).
Et ça n'empêche que j'ai grandis entourée de Julie, Biba, MinnieMag, Cosmo, Jeune et Jolie et même, plus surprenant quand on a 10 ans, FHM.
(EDIT : évidemment, c'est pas une gamine qui va aller acheter FHM et Biba...j'avais ça dans les mains parce que mes parents les lisaient, ça va de soi)
Commençons donc chronologiquement.
Je serais bien infoutue de dire à quel magazine j'ai été accro en premier, mais j'ai le souvenir très précis que la premiere personne sur laquelle j'ai fais de recherches quand j'ai enfin découvert
les crédits de bas de pages, c'était
Marie Perron, certainement dans un Jeune et Jolie (ou dans un Cosmo, c'est selon).
Inutile de préciser que j'ai gardé toutes les illus que je pouvais trouver d'elle, même cet article dans Cosmo (?), où elle nous présentait sa maison avec son piano fluo (amazing)
Au même moment, dans
Lolie, (j'ai encore le N°1...acheté sur le port le St Tropez dans un élan d'audace ) magazine devenu très cher aujourd'hui, mais qui à ses débuts était juste la grande
soeur de
Julie, j'ai découvert
Colonel Moutarde, dont je ne sais toujours pas c'est une fille ou un garçon, ou les deux. Je me souviens
juste avoir pensé "ben tiens, lui il s'embete pas à faire les nez... Bonne idée..."
Peu après vint ce cher
Jordi Labanda, depuis devenu une sorte de SARL en Espagne d'où il est originaire, s'affichant sur tous les supports .
En 3eme, j'ai donc logiquement recouvert mon cahier de langues vivantes avec une de ses bd (il était encore très peu connu en France), publiée dans un magazine miraculeux de Barcelone, miraculeux
car tout en espagnol. Wouhouhou .
(Rendez vous compte, pour moi c'était collector)
Je ne sais pas trop quand, il y a eu le choc
Marguerite Sauvage (et elle tient un
blog
aussi).
On peut réellement parler de choc dans son cas, parce qu'avant, aucune image ne m'avait botté au point de me dire que ces personnes faisaient certainement des dessins A PLEIN TEMPS.
Un métier qui consiste à dessiner, quand on a 12 ans, croyez moi ça vous fais rêver. Quand on en a 18 aussi en fait, sauf que maintenant j'ai envoyé les profs de maths se faire voir chez les grecs,
et que j'ai pris cette direction définitivement.
Enfin, revenons dans les années 90-2000 quand la perspective pour une bonne élève de choisir les arts plastiques revenait encore à provoquer l'ANPE, ses parents, et ses profs au passage.
A cette époque donc, mes années collège (et aussi le début de ma période
Fuck you , you fucking Fuck, bien développée depuis), Marguerite Sauvage a été un choc thermique total. J'ai
réalisé qu'elle était présente dans nombre de mes magazines, nottament Lolie et Cosmo, et je me suis mise à chercher vraiment qui étaient tous ces gens.
A ce moment là intervention divine : J'ai Internet.
Dès lors du coup, tout est allé très vite, et aujourd'hui je serais bien infoutue de lister les artistes que je connais, mais via la Presse je continue à agrandir le champ de ma recherche
perpétuelle en matière de nouveauté graphique.
Mon addiction, toujours d'actualité, à feu
20ANS et à Muteen, m'aura permis de connaitre la rigolote
Margaux Motin (
blog) , ses "j'ai testé pour vous", et c'est avec beaucoup de plaisir que j'ai retrouvé le glamour de
Cécile Roubio sur des flyers, dans une boutique underground aixoise.
Renseignement pris, il s'agissait de flyers Be You K.
Nan ,mais je veux faire ça, ya pas moyen.
Ils devaient l'ouvrir