Vendredi 1 mai 2009
Dans les vapeurs de colle en bombe depuis trois heures, j'ai la tête qui tourne.
Il est quand même 18h dans juste 4 minutes, par conséquent le litre de café préparé ce matin a été englouti par mes géniteurs et leurs invités, ma troisième tasse de la journée sera donc lyophilisée.
Je n'y mettrais pas de sucre : prétendre aimer le café, c'est l'aimer sans rien d'autre. En tout cas c'était ce que j'ai lu sur le blog de Murielle hier soir, et à la réflexion peut être que ce qu'elle voulait dire c'est qu'il faudrait apprendre à aimer le café comme on apprécie un bon vin.
Ça me fait penser au caféologue mielleux de la pub nescafé qui hume sa tasse sous un baobab à la manière d'un sommelier avec un beaujolais. J'ai toujours trouvé ça un peu bizarre, la façon dont le dégustateur de vin va commencer par sentir avant de le faire tourner dans la bouche dans un vieux bruit de suçon. Il fourre son nez dans le verre et se met à y fureter dans tous les sens en inspirant très fort les effluves du truc.
C'est un peu animal, un peu assoiffé, enfin je sais pas, voir mon père faire ça m'a toujours répugné, j'ai l'impression qu'il va inspirer tellement fort que le vin va lui filer dans les narines.
Jme suis levée une fois de plus vers 13h, et j'ai enchainé au saut du lit avec un déjeuner de famille où je me suis échinée à rappeler que non, je ne mange pas de viande, à chaque fois que le plat de côtelette m'était tendu.
A vrai dire je commence à percuter à quoi me sert ce blog, à admettre sa fonction de journal, prépondérante sur celle de 'répertoire de découvertes'. Régulièrement je me demande pourquoi je tiens des blogs et des carnets, surtout qu'en étant aussi bavarde en principe je devrais pas avoir besoin d'en rajouter. Les liens que je poste, vous les avez en fouillant vite fait entre Beautiful Decay et ffffound, que bien sûr ça n'intéresse personne que je les repique ici, mais que finalement ce n'est peut être pas l'objectif.
Besoin de commenter sa propre vie en essayant de ne pas trop surcharger ses favoris, ranger les découvertes sur un blog pour qu'elles gagnent un semblant de classement dans ma tête. Ou bien besoin de donner son avis, de laisser une trace de l'ambiance du moment, je sais pas, je crois qu'en fait il y a un peu de tout ça mais rien de vraiment net.
J'aime de plus en plus écrire des notes chez les autres ; les poster et les revoir des mois après en me souvenant du moment ou je les tapais, de l'endroit d'où je le faisais. Des fois ce sont même de très mauvais moments, mais c'est pas grave je les garde quand même. En bonne adepte de la fuite, parfois quand je n'arrive plus à affronter une situation je ne trouve rien de mieux à faire que de me tourner vers un écran ou vers un livre.
Ou juste renoncer à fréquenter un endroit, des gens, renoncer à tout pleins de trucs et se dire que la littérature et l'art ont au moins l'avantage de pouvoir changer votre vie mais certainement pas la gâcher.
Sans avoir l'impression de faire quelque chose de mal ou de lâche. D'une façon stoïque, presque mécanique, et je laisse telles quelles les fautes de frappes et les erreurs d'inattention.
Bon là pourtant ça va bien, je suis chez moi avec un pull XXXL de mon père qui est fabriqué dans une drôle de laine grise, genre qui a l'air de gratter mais en fait non. Dans cette tenue fort glamour et afin de donner un peu d'intérêt à cette note, je vous informe que le nouveau blog de la semaine du moment serait l'excellent Made In England de Cookie. Et que pour illustrer ça , rien ne vaut les English Things de Hwayoungjung.
Happy ?
En fait je suis prise d'une logorrhée écrite là, j'ai passé la journée -débutée vers 15h- à organiser mon dossier à présenter pour les Arts Décos et il faut croire que ça commence à me manger le cerveau.
Plus l'échéance du concours approche, plus je sens très bien que je n'aurais même pas l'admissibilité et que tout ça s'arretera pour moi mardi soir, que je devrais alors m'empresser de remplir une candidature pour aller faire une prépa à Ivry sur Seine ou une fac d'arts plastiques, qu'importe pourvu que je quitte enfin Aix.
(Et en fait Ivry me plairait en fait beaucoup, je crois)
L., J. puis C. m'ont répété que non, que j'y arriverais rhalala arrêêête, que ce qui comptait en réalité, c'était que je fasse de mon mieux, et que ne plus, le plus important dans la vie, c'était de pas avoir de regrets. Je suis d'accord, et évidemment, j'irais, j'y croierais un petit peu, mais juste pas asez pour que ça soit un drame quand je me planterais.
Trier mes travaux, ranger les croquis, les coller d'une façon harmonieuse dans un carnet, équilibrer les trucs à l'encre des croquis en couleurs ,de ceux au crayon, toussa. C'était plutot cool, ça m'a permis d'oublier un peu que hier j'ai passé QUATRE PUTAINS D'HEURES à l'école, le nez dans les pochettes de la salle des profs, à chercher ce que je devais récuperer, à regarder chaque truc de tout le monde un par un, histoire de ne rien rater, et que malgrès ça, j'ai quand même pas retrouvé mes deux rendus préférés avec en prime la désagréable impression d'avoir perdus la journée dans cet endroit qui n'est manifestement pas mien.
Plus tard dans la journée j'ai ouvert un onglet avec le dernier album d'Au Revoir Simone et je l'ai trouvé assez chiant. Peut être qu'il faudra l'écouter plusieurs fois avant de l'apprécier, en tout cas j'espère.
C'est dur d'accepter qu'un artiste qui vous est cher depuis longtemps produise quelque chose de bof.
Les filles d'Au Revoir Simone se sont rencontrées dans un train, et chaque fois que je me souviens de ça, je me demande si un jour je ferais une telle rencontre en prenant l'idNight d'SNCF... Franchement,c'est qyoi le pourcentage de chance pour que trois nanas, toutes les trois parfaites, longs cheveux, longues jambes, toutes les trois abonnées aux robes vintage et surtout, sachant toutes les trois chanter et jouer du clavier comme des déesses se retrouvent en même temps dans le même wagon et en viennent à former un groupe adulé par Karl Laggerfield ?
Non mais seriously quoi.
Sinon le dernier album de Lilly Allen est vachement bien.
Avec L. l'autre jour on a décidé vers minuit qu'on se regarderait bien la saison 3 de Skins, mais vu qu'on avait pris l'habitude de se coucher vers 6 h depuis le début des vacances et qu'il n'y a que 10 épisodes, ça a vite dévié sur une nuit plus que blanche, à manger des bouts de l'ultime oeuf de pâques et à fumer des joints en même temps que les protagonistes de la série.
Lily Allen est présente de temps en temps dans la BO et ça donne à chaque fois une fraicheur très plaisante. Je me suis rendue compte qu'en fait j'avais toujours plus ou moins boycotté sa musique, je ne sais pas trop pourquoi, trop populaire peut être, trop pop ou trop fille, du coup je me suis rattrapée honteusement et j'ai passé la journée à bénir Mark Ronson de lui avoir remixé Oh my God.
Il est quand même 18h dans juste 4 minutes, par conséquent le litre de café préparé ce matin a été englouti par mes géniteurs et leurs invités, ma troisième tasse de la journée sera donc lyophilisée.
Je n'y mettrais pas de sucre : prétendre aimer le café, c'est l'aimer sans rien d'autre. En tout cas c'était ce que j'ai lu sur le blog de Murielle hier soir, et à la réflexion peut être que ce qu'elle voulait dire c'est qu'il faudrait apprendre à aimer le café comme on apprécie un bon vin.
Ça me fait penser au caféologue mielleux de la pub nescafé qui hume sa tasse sous un baobab à la manière d'un sommelier avec un beaujolais. J'ai toujours trouvé ça un peu bizarre, la façon dont le dégustateur de vin va commencer par sentir avant de le faire tourner dans la bouche dans un vieux bruit de suçon. Il fourre son nez dans le verre et se met à y fureter dans tous les sens en inspirant très fort les effluves du truc.
C'est un peu animal, un peu assoiffé, enfin je sais pas, voir mon père faire ça m'a toujours répugné, j'ai l'impression qu'il va inspirer tellement fort que le vin va lui filer dans les narines.
Jme suis levée une fois de plus vers 13h, et j'ai enchainé au saut du lit avec un déjeuner de famille où je me suis échinée à rappeler que non, je ne mange pas de viande, à chaque fois que le plat de côtelette m'était tendu.
A vrai dire je commence à percuter à quoi me sert ce blog, à admettre sa fonction de journal, prépondérante sur celle de 'répertoire de découvertes'. Régulièrement je me demande pourquoi je tiens des blogs et des carnets, surtout qu'en étant aussi bavarde en principe je devrais pas avoir besoin d'en rajouter. Les liens que je poste, vous les avez en fouillant vite fait entre Beautiful Decay et ffffound, que bien sûr ça n'intéresse personne que je les repique ici, mais que finalement ce n'est peut être pas l'objectif.
Besoin de commenter sa propre vie en essayant de ne pas trop surcharger ses favoris, ranger les découvertes sur un blog pour qu'elles gagnent un semblant de classement dans ma tête. Ou bien besoin de donner son avis, de laisser une trace de l'ambiance du moment, je sais pas, je crois qu'en fait il y a un peu de tout ça mais rien de vraiment net.
J'aime de plus en plus écrire des notes chez les autres ; les poster et les revoir des mois après en me souvenant du moment ou je les tapais, de l'endroit d'où je le faisais. Des fois ce sont même de très mauvais moments, mais c'est pas grave je les garde quand même. En bonne adepte de la fuite, parfois quand je n'arrive plus à affronter une situation je ne trouve rien de mieux à faire que de me tourner vers un écran ou vers un livre.
Ou juste renoncer à fréquenter un endroit, des gens, renoncer à tout pleins de trucs et se dire que la littérature et l'art ont au moins l'avantage de pouvoir changer votre vie mais certainement pas la gâcher.
Sans avoir l'impression de faire quelque chose de mal ou de lâche. D'une façon stoïque, presque mécanique, et je laisse telles quelles les fautes de frappes et les erreurs d'inattention.
Bon là pourtant ça va bien, je suis chez moi avec un pull XXXL de mon père qui est fabriqué dans une drôle de laine grise, genre qui a l'air de gratter mais en fait non. Dans cette tenue fort glamour et afin de donner un peu d'intérêt à cette note, je vous informe que le nouveau blog de la semaine du moment serait l'excellent Made In England de Cookie. Et que pour illustrer ça , rien ne vaut les English Things de Hwayoungjung.
Happy ?
En fait je suis prise d'une logorrhée écrite là, j'ai passé la journée -débutée vers 15h- à organiser mon dossier à présenter pour les Arts Décos et il faut croire que ça commence à me manger le cerveau.
Plus l'échéance du concours approche, plus je sens très bien que je n'aurais même pas l'admissibilité et que tout ça s'arretera pour moi mardi soir, que je devrais alors m'empresser de remplir une candidature pour aller faire une prépa à Ivry sur Seine ou une fac d'arts plastiques, qu'importe pourvu que je quitte enfin Aix.
(Et en fait Ivry me plairait en fait beaucoup, je crois)
L., J. puis C. m'ont répété que non, que j'y arriverais rhalala arrêêête, que ce qui comptait en réalité, c'était que je fasse de mon mieux, et que ne plus, le plus important dans la vie, c'était de pas avoir de regrets. Je suis d'accord, et évidemment, j'irais, j'y croierais un petit peu, mais juste pas asez pour que ça soit un drame quand je me planterais.
Trier mes travaux, ranger les croquis, les coller d'une façon harmonieuse dans un carnet, équilibrer les trucs à l'encre des croquis en couleurs ,de ceux au crayon, toussa. C'était plutot cool, ça m'a permis d'oublier un peu que hier j'ai passé QUATRE PUTAINS D'HEURES à l'école, le nez dans les pochettes de la salle des profs, à chercher ce que je devais récuperer, à regarder chaque truc de tout le monde un par un, histoire de ne rien rater, et que malgrès ça, j'ai quand même pas retrouvé mes deux rendus préférés avec en prime la désagréable impression d'avoir perdus la journée dans cet endroit qui n'est manifestement pas mien.
Plus tard dans la journée j'ai ouvert un onglet avec le dernier album d'Au Revoir Simone et je l'ai trouvé assez chiant. Peut être qu'il faudra l'écouter plusieurs fois avant de l'apprécier, en tout cas j'espère.
C'est dur d'accepter qu'un artiste qui vous est cher depuis longtemps produise quelque chose de bof.
Les filles d'Au Revoir Simone se sont rencontrées dans un train, et chaque fois que je me souviens de ça, je me demande si un jour je ferais une telle rencontre en prenant l'idNight d'SNCF... Franchement,c'est qyoi le pourcentage de chance pour que trois nanas, toutes les trois parfaites, longs cheveux, longues jambes, toutes les trois abonnées aux robes vintage et surtout, sachant toutes les trois chanter et jouer du clavier comme des déesses se retrouvent en même temps dans le même wagon et en viennent à former un groupe adulé par Karl Laggerfield ?
Non mais seriously quoi.
Sinon le dernier album de Lilly Allen est vachement bien.
Avec L. l'autre jour on a décidé vers minuit qu'on se regarderait bien la saison 3 de Skins, mais vu qu'on avait pris l'habitude de se coucher vers 6 h depuis le début des vacances et qu'il n'y a que 10 épisodes, ça a vite dévié sur une nuit plus que blanche, à manger des bouts de l'ultime oeuf de pâques et à fumer des joints en même temps que les protagonistes de la série.
Lily Allen est présente de temps en temps dans la BO et ça donne à chaque fois une fraicheur très plaisante. Je me suis rendue compte qu'en fait j'avais toujours plus ou moins boycotté sa musique, je ne sais pas trop pourquoi, trop populaire peut être, trop pop ou trop fille, du coup je me suis rattrapée honteusement et j'ai passé la journée à bénir Mark Ronson de lui avoir remixé Oh my God.
Ils devaient l'ouvrir